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24 mai 2019

Vote en prison pour les élections européennes : une première réussie

Jusqu’à présent, les détenus souhaitant voter ne pouvaient recourir qu’à deux options, le vote par procuration et les permissions de sortir, toutes les deux effectivement très compliquées.


François Korber de l’association Robin des lois expliquait dans une interview au JDD :

« La procuration, ça n’a pas marché parce que si vous êtes détenu à Fresnes ou à Fleury,
vous ne connaissez personne dans ces villes. Qui va aller voter pour vous ? »

En sus, quelle garantie de confidentialité et de respect du vote indiqué par le détenu ? Quant aux permissions de sortir, elles sont très rarement utilisées pour ce motif. Ainsi, aux élections présidentielles de 2017, seuls 1000 détenus avaient voté selon un article du HufftingtonPost.

Un dispositif de vote par correspondance a été mis en œuvre pour les élections européennes de ce 26 mai Selon le Ministère de la Justice, plus de 5000 détenus se sont inscrits, illustrant à l’évidence que ce nouveau droit civique était attendu ! Tous les établissements carcéraux sont concernés.

Point important, le décret du ministère stipule que chaque détenu sera « soustrait aux regards pendant qu’il introduit son bulletin dans l’enveloppe électorale, notamment par l’aménagement d’un local », disposition qui réjouit Francis Korber, toujours dans le JDD :

« Il y aura cette solennité et je pense que c’est très important »

Dans l’interview accordé au Huffingtonpost, l’administration pénitentiaire se félicite
déjà de ce succès :

« Nous sommes persuadés que ce n’est qu’un début et que le nombre de détenus qui voteront en 2022 sera encore plus important. Nous avons enregistré une grande majorité de primo-votants, ce qui est très encourageant ».

Aboutissement le 26 mai au soir, avec une commission électorale présidée par un magistrat de la Cour de Cassation chargée du dépouillement.

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